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Une bonne surprise et un chiffre qui rassure les marchés après la déception du mois de mai

11/07/16

Le cœur des marchés balance !

D’un côté, des risques potentiellement systémiques :
Les banques européennes (Italiennes en tête mais aussi allemandes) font face à de graves problèmes de prêts non productifs qui auraient besoin d’être recapitalisés.
Seulement, les règles européennes l’interdisent et ce sont désormais les créanciers qui doivent être impactés. L’autre problème, c’est qu’en faisant cela, le spectre de 2011-2012 risque de revenir en force. C’est un jeu politique entre le Premier Ministre italien Matteo Renzi et la Chancelière allemande Angela Merkel. Le dénouement devrait a priori survenir courant juillet. Il nous semble peu probable que les autorités européennes soient jusqu’au–boutistes car le risque est trop grand. L’agenda est toutefois difficile à cerner…
La 1ère conséquence réelle du Brexit est la suspension de la presque totalité de fonds immobiliers britanniques. Tous les plus gros acteurs du marché ont suspendu leurs fonds et appliqué des barrières, ce qui a rapidement rappelé au marché les mauvais souvenirs de 2007-2008. Quid d’une potentielle contagion ? C’est possible. Toutefois, voir des fonds immobiliers qui ne sont pas liquides n’est pas non plus très surprenant.

De l’autre côté, des indicateurs macroéconomiques en hausse qui ne cessent d’étonner :
L’ISM manufacturier américain la semaine dernière ? Très bon.
L’ISM non-manufacturier américain cette semaine ? Très bon.
Le PMI euro ? Pas mal du tout.
Les Chiffres chinois ? Bien orientés eux aussi.

Le rapport d’emploi aux États-Unis très attendu après la forte déception du mois de juin ? Là aussi, largement au-dessus des attentes (avec hausse du taux de chômage et inflation salariale en dessous des attentes, mais quand même une très bonne nouvelle)

Bref côté macro, tout va bien. Ou en tout cas, tout allait bien jusqu’au Brexit.

Nous observons donc un marché un peu perdu, assez volatil, et qui ne sait plus comment interpréter les annonces des banques centrales. Il y a un an, et avec des chiffres d’emplois comme ceux qui sont sortis aujourd’hui, les taux américain auraient pris au moins 10 points de base. Cette année, ils ne réagissent pratiquement pas.

Au programme des semaines qui viennent, un certain nombre d’évènements peuvent avoir un impact significatif :
La saison des résultats d’entreprises commence aux États-Unis la semaine prochaine
Toutes les banques centrales vont s’exprimer en fin de mois
Les discussions européennes à la fois au sujet de la problématique bancaire mais aussi au sujet de la modification du programme de rachat d’actifs
Les suites du Brexit, toujours, avec les élections au Royaume-Uni (Theresa May a priori) et peut-être d’autres conséquences sur les marchés

Enfin, à noter que la devise chinoise se déprécie gentiment depuis quelques semaines, avec une amplitude similaire à ce que nous avions vu en août et en janvier, mais de manière plus régulière. Pour le moment, pas de sorties de capitaux et le marché a d’autres points sur lesquels se focaliser, mais attention tout de même…

Chaque semaine l'Essentiel Marchés vous propose une analyse des dernières actualités financières par François Rimeu, Responsable du Pôle Total Return La Française Asset Management.

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