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Où s’arrêteront les taux allemands ? - La lettre Orientations et stratégies n°177

20/03/17

Les élections françaises auront rarement autant été suivies par les marchés financiers que pendant ce mois de février. Les marchés de taux ont réagi de manière sensible, avec un spread OAT / Bund qui atteint plus de 80 points de base, avant de revenir en fin de mois autour de 64 points de base. Ils ont toutefois été les seuls marchés à réellement prendre en compte ce "risque", les marchés d’actions ou de devises ne réagissant qu’à la marge.

Dans ce contexte, le mouvement le plus surprenant concerne sans doute les taux courts allemands qui
ont baissé de manière très importante tout au long du mois, atteignant des niveaux records pour le taux à 2 ans à -0,95 %, ou proches des niveaux records pour le taux à 5 ans à -0,60 %.

Ces niveaux de taux sont difficilement explicables par les chiffres macro-économiques qui montrent une accélération de la croissance européenne depuis plusieurs mois et des indicateurs d’activité sur des niveaux très élevés (indice PMI euro zone au plus haut depuis 2011).

Ils ne s’expliquent pas non plus par les données d’inflation, puisque depuis 2 mois les chiffres d’inflation surprennent à la hausse en zone euro avec une inflation aujourd’hui à 2 % et ce même si l’inflation "core" reste, elle, il est vrai, à un niveau inférieur à celui ciblé par la BCE.

Le stress engendré par les élections françaises explique sans doute une partie du mouvement observé sur les taux allemands mais il faut plutôt se tourner vers les achats de la BCE en dessous du taux de dépôt pour expliquer la violence de ces mouvements.

Cette déconnexion, entre fondamentaux économiques d’une part, et niveaux de taux d’autre part, durera sans doute tant que la BCE n’adoptera pas une posture moins accommodante. Si la trajectoire vertueuse des chiffres macro-économiques se confirme, cela devrait arriver durant l’année 2017, avec comme conséquence une remontée progressive des niveaux de taux allemands.

La force des chiffres macro-économiques reste en revanche toujours un soutien pour les actifs actions
de manière générale
, bien aidés par une saison de résultats de très bonne facture, que ce soit aux Etats-Unis, en Europe ou au Japon. Dans un schéma sans crise politique européenne, ce mouvement haussier devrait perdurer, notamment sur les actions européennes aujourd’hui peu détenues par les investisseurs.

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