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Le Carbone : un nouveau facteur de performance sur les marchés d'actions

10/07/17

La gestion factorielle basée sur des facteurs de performance spécifiques sur les marchés d’actions connait un succès de plus en plus marqué auprès des investisseurs. Sur un total de 41 milliards d’euros de collecte des Exchange Traded Funds en Europe durant l’année 2016, près de 4 milliards ont porté sur des produits d’investissement de ce type.

L’objectif de la gestion factorielle en actions est en effet de surperformer les indices traditionnels tout en réduisant le risque du portefeuille. Le moyen d’y parvenir est de tirer profit d’anomalies de marché statistiquement identifiés et expliqués par des biais comportementaux ou réglementaires. Cinq facteurs principaux sont mis en avant aussi bien par le monde de la finance académique que par les praticiens: growth vs value, high vs low momentum, small vs big caps, low vs high volatility, high vs low quality. Typiquement on observe une surperformance de l’ordre de 2 % sur une base annuelle entre le portefeuille constitué du quart des sociétés présentant les valeurs les plus basses et le portefeuille constitué du quart des sociétés présentant les valeurs les plus hautes de chaque facteur.

La littérature académique ne reconnaissait pas jusqu’en 2014 l’existence d’un facteur low vs high carbon footprint sur les marchés d’actions significatif ou suffisamment stable en termes de rentabilité ajustée du risque. En revanche elle avait identifié la présence d’une prime de risque sur les rentabilités attendues des entreprises fortement émettrices de carbone et reconnaissait que la transparence de l’information sur les émissions de carbone bénéficiait à la valorisation et à la liquidité de ces entreprises. Un des arguments conceptuels mis en avant par les climato-sceptiques en finance était l’hétérogénéité des entreprises fortement émettrices de carbone en termes de sensibilité au prix de l’énergie ou de risque relatif au marché dans son ensemble.

Ces entreprises appartiennent en effet essentiellement à quatre secteurs : extraction de matières premières énergétiques, production d’électricité, matériaux de base et industrie ayant peu de points communs si ce n’est une forte intensité capitalistique. Ces secteurs représentent environ 25 % de la capitalisation de l’indice boursier MSCI ACWI et sont responsables de 90 % des émissions de carbone par les entreprises composant l’indice. Mais rien ne permet d’affirmer que cette hétérogénéité est plus forte que, par exemple, les valeurs jouissant d’un haut niveau de volatilité des cours ou les entreprises de qualité médiocre.

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