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Fort rebond suite à un accord préliminaire de baisse de la production de l’OPEP… Affaire à suivre !

03/10/16

Semaine chargée ! La semaine a été marquée par la pression grandissante que les marchés financiers mettent sur la Deutsche Bank (importante banque allemande).

Sous pression depuis de nombreux mois, « L’affaire DB » a connu de nouveaux épisodes depuis une dizaine de jours :
 

  • Annonce d’une amende de 14 Mds$ par les autorités américaines entrainant une baisse violente du titre et toutes les conséquences qui vont avec (secteur bancaire en baisse, taux qui payent, etc…)
  • La direction de la Deutsche Bank annonce ensuite que cette amende sera largement réduite faisant rebondir du titre (et, encore une fois, tout ce qui va avec)
  • Et jeudi soir, nouvel épisode avec un groupe de très gros Hedges Funds qui ont annoncé avoir arrêté toute activité avec la Deutsche Bank

Le marché semble se reprendre un peu en fin de journée (grâce à l’amende qui serait de nouveau rabaissée…), mais nul doute que l’on assiste à de nouveaux épisodes dans les semaines qui viennent.

La banque respecte pourtant tous les ratios règlementaires et dispose de cash mobilisable de manière significative, alors d’où vient le problème ?

Le problème vient de la trop faible capitalisation de la banque, environ 14 Mds€ aujourd’hui, et du climat de défiance actuel qui ne leur permet pas de faire appel au marché obligataire pour se refinancer. Donc au moindre problème, le marché anticipe une augmentation de capital et une dilution des actionnaires, ce qui provoque l’effondrement des cours, et rend la recapitalisation encore plus difficile, le prix n’arrêtant pas de chuter. In fine, la problématique, c’est évidemment la confiance : tant que « le marché » estime que la Deutsche Bank est suffisamment solide pour passer cet épisode, tout finira par s’arranger. En revanche, si les autres acteurs financiers commencent à douter de la future existence de la banque, cela peut aller très vite.
Enfin, cette histoire présente également un aspect politique. En effet, cela fait plusieurs mois que les allemands se battent pour que les pays européens, Italie en tête, arrêtent de soutenir leur secteur bancaire avec de l’argent public, ce qui avait créé des tensions importantes entre les dirigeants des pays cet été. Il leur est donc très difficile pour eux de soutenir publiquement la Deutsche Bank.

Autre point d’importance, la réunion de l’OPEP aurait (notez l’utilisation du conditionnel) abouti à un consensus sur une réduction de la production en novembre la réduisant à 500K baril par jour. Reste à voir si cela se met réellement en place mais pour le moment, le pétrole paye et retourne proche des points hauts à 48-49$ le baril.

Et enfin, cette semaine a eu lieu le premier débat entre D. Trump et H. Clinton. Comme d’habitude, les marchés ont beaucoup de mal à évaluer les évènements politiques mais cela donne toujours lieu a un peu de volatilité. Clinton est finalement jugée gagnante,

Mis à part cela, les chiffres publiés sont corrects:

  • Zone Euro : très bon indicateur du climat des affaires et inflation en ligne, sans accélération
  • États-Unis : décevant sur l’immobilier, en ligne sur les commandes bien durables en prenant les chiffres révisés en compte, la confiance consommateur demeure très bonne, tout comme les indicateurs Chicago PMI et le Michigan.

Chaque semaine l'Essentiel Marchés vous propose une analyse des dernières actualités financières par François Rimeu, Responsable du Pôle Total Return La Française Asset Management.

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