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Conséquence d’un scandale de corruption touchant actuellement le président brésilien

23/05/17

La semaine dernière a enregistré le retour du risque politique, et pour une fois, cela ne vient pas d’Europe. Aux Etats-Unis, Donald Trump est attaqué sur 2 fronts :

  • Pour avoir demandé à James Comey, alors patron du FBI (licencié par Trump depuis), d’arrêter son enquête sur un de ses proches (Michael Flynn, ex conseiller à la sécurité nationale), cette requête constitue une obstruction à la justice
  • Pour avoir « partager » des informations classifiées avec la Russie via Sergueï Lavrov (ministre russe des affaires étrangères)

La réaction du marché a été assez violente mardi et mercredi, avec un 10 ans américain qui perd 20bps, le yen qui prend 3% et les actions qui baissent de 3%. Cela revient un peu depuis, principalement à cause d’une vidéo montrant James Comey déclarant qu’on ne lui a jamais rien demandé de tel… Bref, le marché avait besoin d’une excuse pour corriger après ces quelques semaines d’euphorie. Cela ne change pas grand-chose selon nous à la dynamique en place, et la probabilité de voir Donald Trump destitué nous semble à ce stade très faible. La probabilité de le voir mener une réforme fiscale aussi d’ailleurs…

Le 2ème stress politique de la semaine est en provenance du Brésil avec le chef de l’Etat, Michel Temer, impliqué dans des scandales de corruption (il a été enregistré encourageant la corruption de deux juges et aurait touché des pots de vin d’une entreprise de 2010 à 2015). La réaction a été très importante puisque les actions brésiliennes perdent 8% et la devise 7%... La suite la plus probable est un départ de Michel Temer avec quelques millions de personne dans la rue et potentiellement de nouvelles élections à terme.

D'un point de vue macro-économique, pas grand-chose de marquant pour les marchés mais on peut quand même relever :

  • La croissance portugaise bien au-dessus des attentes à 2,8%
  • Des chiffres américains « moyens » (la Fed de Philadelphie est au-dessus mais l'immobilier est décevant)
  • Des chiffres chinois légèrement décevants, surtout sur la production industrielle, les ventes au détail étant quasiment en ligne
  • Enfin, un taux de chômage à 9,6% en France, au plus bas depuis mars 2012. L'ancien président François Hollande aura donc fait baisser le chômage pendant son mandat
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