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Brexit : le marché obligataire repousse ses anticipations, notre opinion diverge

04/07/16

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le stress lié au Brexit n’aura pas duré longtemps.

Après 2 journées très agitées, les marchés actions se sont assez fortement repris : actions américaines à nouveau proches de leur plus haut, actions britanniques au plus haut de l’année (aidées la livre sterling qui baisse) et actions euro qui ont rattrapé plus de la moitié de leurs pertes. L’impact est en revanche bien plus fort sur les marchés obligataires avec un très fort rallye sur l’ensemble des taux des pays core, émergents, et même périphériques, alors que beaucoup pensaient que ces actifs souffriraient de manière importante en cas de Brexit. Évidemment, les déclarations des banques centrales soutiennent le marché, mais la résilience de ces actifs montre l’appétit toujours plus fort des investisseurs pour du rendement.

Cela risque de durer longtemps, nous ne sommes pas encore sur à 100% de voir le Royaume-Uni sortir de l’Union Européenne, et les marchés vont continuer de vivre leur vie au rythme des Banques centrale et des chiffres macroéconomiques.

D’un côté le marché action estime que l’impact du Brexit sur la croissance mondiale et US sera marginal et revient ainsi proche de ses plus hauts, et simultanément le marché obligataire anticipe que la prochaine hausse de taux ne sera pas avant 2018.

Le climat actuel est toujours favorable aux actifs émergents, périphériques, et aux actifs de portage de manière générale.

En revanche, avec le rebond observé ces derniers jours, le potentiel d’appréciation des actions nous apparait plus limité. Les actions euro et bancaires euro sont en retard ou très décotées mais la dynamique fondamentale n’est pas bonne avec des bénéfices en baisse et des courbes de taux toujours plus plates en zone euro.

Enfin, il est fortement probable de voir la Banque centrale européenne modifier les règles de son programme de rachat d’actifs dans les mois qui viennent. En effet, avec le très fort rallye obligataire des derniers jours et les règles en vigueur, elle ne pourra plus acheter d’obligations allemandes après le mois d’août. Elle a plusieurs options : passer le maximum de 33% à 50% d’obligations, élargir aux entreprises hors du CAC, modifier la clé de répartition. Les 2 premières options ne feraient gagner que quelques mois de plus, il est donc probable que le marché se mette à spéculer dans les mois qui viennent vers une modification de la clé de répartition. Cela serait potentiellement très favorable aux primes de risques périphériques.

Chaque semaine l'Essentiel Marchés vous propose une analyse des dernières actualités financières par François Rimeu, Responsable du Pôle Total Return La Française Asset Management.

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